Contournement de Coulommiers

Document du Conseil Général de Seine et Marne de janvier 2013

L'avis de l'Adeva

Les implications du projet 

Les élus du SCOT (shéma de cohérence territoriale) du bassin de vie de Coulommiers se sont prononcés pour un projet imposant de déviation routière autour de Coulommiers.

D'une longueur de plus de 10 kms, de 2 voies plus une pour les convois, comprenant un viaduc de 1 km environ d'une hauteur de 20 à 30 m.

Ce tracé enjamberait la Vallée du Grand Morin, le GR14, se trouverait au milieu du PNR de la Brie et Deux Morin en cours d'élaboration, se faufilerait entre 3 Espaces Naturels Sensibles. Ce projet générateur de pollutions (véhicules, camions) et de nuisances pour les riverains, ne trouverait un peu d'utilité que dans son couplage avec la création du « barreau RD36/RD934 » non prévue dans le SDRIF. Ce projet est présenté comme devant réduire les difficultés de circulation de Coulommiers et Mouroux, qui n'ont pas vraiment œuvré pour réduire les points noirs sur ces communes. 

Les impératifs locaux, point de vue des associations 

Préserver le cadre de vie

Préserver les ressources en eau et les ecosystemes et limiter les pressions sur ceux-ci

Préserver l'espace agricole

Lutter contre une urbanisation potentiellement galopante

La fiscalité de l'intercommunalité "pays de Coulommiers" ne doit pas servir à financer ce projet

Les communes déjà structurellement endettées ne doivant pas être le vecteur de financement des études et du projet. 

Les enjeux 

Attractivité du territoire : objectif désenclaver pour le rendre accessible

Trafic routier : objectif fluidifier

Intensifier une dynamique d'activités économiques

Résoudre le problème des goulots d'étranglement

Répondre aux objectifs de développement de Coulommiers, Boissy le Châtel et Mouroux

Positionnement dans le cadre du Grand Paris 

Les impacts 

Pollution sonore, visuelle, de l'air

Création d'un appel d'air avec à très court terme une nouvelle saturation du réseau routier

Augmentation du trafic des poids lourds

Destruction d'écosystèmes

Risque de dégradation de la qualité des eaux de surfaces (rivières) pollution par un nouvel axe sur des endroits non touchés jusqu'à présent

Emprise sur des terres agricoles et artificialisation des sols

Partition du territoire local 

viaduc de Meaux
viaduc de Meaux

Un poids financier non soutenable

Coût entre 60 et 90Md'€

Quel est le montage financier?

Qui va payer ? Le conseil général de Seine-et-Marne dit ne pas  avoir les capacités financières pour aller plus avant.

Les études complémentaires suite au vote pour le principe du tracé sud, sont susceptibles d'engager financièrement les communes qui pourraient être mises à contribution.

Les maires ont voté pour les projets de conception, la construction d'une nouvelle infrastructure et d'ouvrages d'art, la maintenance et l'entretien, alors que leréseau actuel est déjà souvent dans un état déplorable.

Qui va payer pour le mauvais bilan carbone ?

Quelle efficience du modèle économique ? alors que le marché des  ventes de voitures neuves est totalement sclérosé.

Compte tenu de la crise, ce projet est-il une priorité ? Pour qui, pour quoi? 


Qui se surajoute au non-sens du projet 

Un litre d'essence en quasi constante augmentation

Pas d'infrastructures pour des énergies alternatives

Peu d'infrastructures pour des mobilités alternatives

Un raisonnement non structurant et de très court terme

La continuation de la promotion d'un modèle économique révolu ( le pétrole appartiendra dans très peu de temps au passé) et écologiquement non viable

Un projet qui obère les investissements d'avenir comme la mise en œuvre de projets liés aux éco- activités, le soutien d'une agriculture de proximité, aux nouvelles chaînes de valeur. 

Les solutions alternatives 

Procéder à des études qualitatives des flux et des déplacements

Aménager le réseau routier existant

Aménager ou généraliser les ronds-points sur l'axe RD934 de Crécy, jusqu'au-delà de Chailly en Brie, et/ou alors prévoir de petites rocades sur le territoire des communes.

Supprimer la barrière de péage de Coutevroult 

Mettre en place des centres de télétravail

Promouvoir les plateformes de covoiturage et d'auto-partage et les services de transport à la demande

Améliorer la desserte Coulommiers/Meaux, en fréquence de bus

Développer le réseau ferré : fréquence des trains, interconnexion Coulommiers avec la ligne RER A, améliorer la fiabilité

Développer et soutenir les projets de mobilité douce et autres modalités innovantes avec des plans de déplacement urbain et interurbains « circulations douces » : des itinéraires cyclables sécurisés de toutes parts pour les collégiens et les lycéens, équipés de vélos électriques ou non, subventionnés en partie ; des équipements de stationnements des vélos sécurisés (ex Melun Sénart), etc...

Construire un lycée à l'Est de Coulommiers, à La Ferté Gaucher ou à Rebais où .... actuellement, les élèves habitant dans ces secteurs, passent plus de 2 heures/jour dans les bus, qui de surcroît, engorgent la circulation columérienne. Rappelons que les 2 lycées de Coulommiers concentrent environ 4 000 élèves et quelques centaines de professeurs. 

Remettre en route la ligne SNCF Coulommiers / Ferté Gaucher: en effet, après examen de la carte page 5, on constate que le tracé ferré s'arrête à Coulommiers alors qu'il existe en réalité jusqu'à La Ferté Gaucher. Ce tronçon Coulommiers/La Ferté Gaucher est actuellement désaffecté, le transport des personnes habitant entre les deux et à La Ferté Gaucher se fait soit par car omnibus, soit par voiture. Beaucoup de ces habitants souhaitent la réouverture de la voie ferrée, qui leur ferait gagner du temps, environ 40 mn de transport par jour. Nonobstant ce fait, une autre lecture de la carte montre qu'il s'agit là d'une originalité unique car tous les tracés ferrés d'Ile de France atteignent, la frontière de la Région, voire la dépassent. Coulommiers est la seule ville à être un terminus, qui s'arrête au milieu du département, en ne répondant pas aux besoins des populations.

Promouvoir et densifier le réseau Seine & Marne express, notamment les lignes en direction des gares menant à Paris (exemple le direct Touquin / Gare RER A de Chessy)

Ralentir la pression immobilière avec la mise en place d'un aménagement cohérent du territoire et le développement de filières locales